Je vais vous dire quelque chose que les mariés n’ont pas toujours envie d’entendre le jour J : la pluie peut être la plus belle chose qui vous arrive.
Pas la pluie diluvienne qui noie tout. Pas l’orage qui oblige à rentrer et à replier les chaises en catastrophe. Non. Je parle de cette pluie de septembre, fine et courte, celle qui arrive sans prévenir juste après une cérémonie et qui, en partant, laisse derrière elle un ciel que vous n’oublierez jamais.
Ce mariage aux Bonnes Joies du Vexin, c’est exactement ça.
Septembre dans le Vexin : une lumière à part
Il y a une chose que les photographes savent et que tout le monde ignore un peu : septembre est probablement le plus beau mois de l’année pour un mariage en plein air en Île-de-France.
La lumière est basse. Elle arrive de côté, pas du dessus. Elle allonge les ombres, creuse les visages, réchauffe les pierres. Et quand le ciel d’été commence à se mélanger aux premières nuances d’automne — ce bleu plus profond, ces nuages qui ont du volume — les photos deviennent quelque chose d’autre. Quelque chose de plus grave, de plus riche.
Ce jour-là aux Bonnes Joies, le ciel avait décidé de jouer avec nous.
La matinée était claire. Un beau soleil de début septembre, encore chaud, qui éclairait la cour intérieure pavée d’une lumière presque méditerranéenne. On s’était dit que ce serait une journée parfaite. Et c’était vrai — juste pas pour les raisons qu’on imaginait.
La cérémonie laïque en plein air : dans la cour centenaire
La cérémonie s’est tenue dans la cour intérieure des Bonnes Joies. Cet espace — une cour carrée pavée, encadrée par les bâtiments en pierre de l’ancienne ferme fortifiée — a quelque chose d’unique. Quand les invités s’y installent, quand le silence se fait, quand les deux mariés se font face au centre, les murs de pierre semblent retenir le son, concentrer l’émotion.
J’aime photographier dans cet espace pour une raison simple : il cadre naturellement. Pas besoin de chercher l’angle. La cour impose sa géométrie, et cette géométrie est belle. Les pierres centenaires absorbent la lumière différemment selon l’heure — en début d’après-midi en septembre, elles prennent une teinte chaude, presque miel. C’est un fond qui n’a pas besoin de filtre.
La cérémonie a été exactement comme je les aime. Courte, vraie, dense. Une officiant qui connaissait vraiment les mariés et ça s’entendait. Des mots qui n’étaient pas récités mais dits. Un ou deux invités qui ont craqué — vous savez, ceux qu’on n’aurait pas parié voir pleurer — et c’est toujours eux que je préfère photographier dans ces moments-là. Il y a quelque chose de tellement beau dans la surprise de sa propre émotion.
Et puis il a plu.
Pas pendant la cérémonie. Après. Les chaises venaient à peine d’être repoussées, le champagne circulait, les gens commençaient à se détendre — et les premières gouttes sont arrivées.
La réaction classique dans ces cas-là : on court s’abriter, on se plaint un peu, on regarde le ciel avec suspicion.
Mais moi, j’ai regardé le ciel autrement.
Parce que ce ciel, en septembre, après une pluie courte sur le Vexin, il devient quelque chose d’extraordinaire. Les nuages se stratifient. Les couleurs se séparent — du gris ardoise au fond, du violet au milieu, et puis ces percées de lumière orange et dorée là où le soleil cherche encore à passer. Tout ça au-dessus des champs et des forêts du Parc Naturel Régional du Vexin, avec la ligne de la Défense visible au loin dans la brume légère.
J’ai posé mon verre. J’ai pris mes deux boîtiers.
Et j’ai dit aux mariés : “On sort.”
La session couple sous le ciel d’après-pluie
Il y a des moments dans un mariage où j’ai la certitude absolue que ce que je suis en train de photographier ne ressemblera à rien d’autre dans ma carrière. Ce soir-là aux Bonnes Joies, c’était l’un de ces moments.
Les mariés, encore en tenue, sont sortis sur les terrasses qui surplombent le paysage. En contrebas, les prés aux chevaux brillaient, lavés par la pluie. Au-dessus, ce ciel incroyable. Et eux deux, dans cette lumière improbable, qui se regardaient en riant un peu de la situation.
Je ne les ai pas dirigés. Je ne les ai jamais vraiment dirigés. Mais là encore moins qu’à l’accoutumée, parce que la scène existait parfaitement sans moi. Mon travail consistait juste à ne pas la rater.
Les photos de cette session sont parmi les plus belles que j’aie faites aux Bonnes Joies. Peut-être parmi les plus belles de l’année. Le genre d’images où la lumière est tellement particulière qu’on se demande si elles ont été retouchées — et la réponse est non. C’est juste septembre. C’est juste le Vexin après la pluie. C’est juste ça.
Ce que ce mariage m’a rappelé sur mon métier
Je photographie des mariages depuis plus de dix ans. J’ai appris à ne jamais sous-estimer la météo — ni dans un sens ni dans l’autre.
Un ciel parfaitement bleu et sans nuages, c’est souvent moins intéressant photographiquement qu’un ciel contrasté, mouvant, habité. Les jours de lumière plate, je dois travailler plus dur pour créer de la profondeur. Les jours où la météo fait des siennes, il m’arrive de simplement lever les yeux et d’attendre.
Ce mariage aux Bonnes Joies du Vexin en septembre m’a rappelé pourquoi j’aime autant les mariages en extérieur. Pas parce que tout se passe comme prévu. Justement parce que rien ne se passe tout à fait comme prévu. Et que c’est dans l’imprévu que se cachent les plus belles images.
Pourquoi les Bonnes Joies du Vexin est un lieu d’exception pour un photographe
Je le dis à chaque mariage aux Bonnes Joies : c’est un lieu qui m’offre une liberté photographique rare.
L’ancienne ferme fortifiée, construite sur le site d’une église du XVe siècle et patiemment restaurée, a ce mélange de brut et de raffiné qu’on ne trouve pas dans les lieux de mariage standardisés. La grande salle de 250 m² au style industriel, la verrière, la cour intérieure pavée, les terrasses qui dominent le Vexin à perte de vue — chaque espace est une proposition photographique différente.
Et puis il y a ce panorama. Cette position sur un promontoire, au cœur du Parc Naturel Régional du Vexin, à Lainville-en-Vexin, à 45 km de Paris — qui donne parfois, par temps clair ou après la pluie, des ciels dont je rêverais de pouvoir les commander à l’avance.
Questions fréquentes
Est-ce risqué de prévoir une cérémonie laïque en plein air en septembre aux Bonnes Joies ? Septembre reste un excellent mois pour un mariage en extérieur en Île-de-France. Les risques de pluie existent, mais le domaine prévoit des alternatives : la petite salle attenante ou la cour couverte en cas d’imprévu. Et comme ce mariage en témoigne, une pluie courte peut se transformer en cadeau inattendu.
Les Bonnes Joies sont-elles disponibles pour des mariages en automne ? Oui, et personnellement, les mariages de fin de saison aux Bonnes Joies sont parmi ceux que j’attends le plus. La lumière d’automne sur le Vexin est photographiquement exceptionnelle.
Travaillez-vous par tous les temps ? Toujours. La pluie, les nuages, le vent — tout cela fait partie de la journée et je l’intègre dans ma façon de photographier. Certaines de mes images les plus marquantes ont été prises dans des conditions météo que les mariés craignaient au départ.
Comment se passe la session couple aux Bonnes Joies ? Je consacre généralement 20 à 30 minutes aux mariés en dehors des festivités — souvent en fin d’après-midi ou au coucher du soleil. Les terrasses du domaine, qui surplombent les champs et les forêts du Vexin, offrent un cadre naturel d’une beauté rare, surtout à cette heure-là.
Quel est votre tarif pour un mariage aux Bonnes Joies du Vexin ? Chaque mariage est unique. Je vous invite à me contacter directement via mon site pour discuter de votre projet et recevoir un devis personnalisé.
Photographier votre mariage aux Bonnes Joies du Vexin
Si vous préparez votre mariage aux Bonnes Joies du Vexin et que vous cherchez un photographe qui sait travailler avec la lumière naturelle — y compris quand elle est imprévisible — je serais heureux d’échanger avec vous.
Les dates d’automne partent vite. N’hésitez pas à me contacter tôt.
Pierre Atelier est photographe de mariage basé à Paris, spécialisé dans les mariages haut de gamme et intimistes en France et à l’international. Son travail a été publié dans Vogue. Il photographie dans les plus beaux lieux d’Île-de-France et de France : Plaza Athénée, Crillon, George V, Château de Méridon, Domaine de Verderonne, Château de Bouffémont, Moulin de Launoy, et Les Bonnes Joies du Vexin.