Il y a des lieux que vous ne trouvez pas par hasard.
Les Bonnes Joies, je les avais vues passer sur Instagram quelques semaines avant ce mariage. Une photo d’une cour en pierres, une lumière dorée, quelque chose d’un peu brut et en même temps très beau. J’avais mis un like, vaguement noté l’endroit dans un coin de ma tête. Et puis les mariés m’ont appelé et m’ont dit le nom du lieu.
J’ai souri.
Les Bonnes Joies du Vexin : un lieu qui ne ressemble à aucun autre
Soyons honnêtes : quand on cherche un lieu de mariage en Île-de-France, on tombe souvent sur les mêmes références. Des châteaux impeccables, des domaines bien rangés, des espaces pensés pour la photo parfaite. Rien de mal à ça. Mais parfois, un couple veut autre chose. Quelque chose de moins attendu. Quelque chose qui leur ressemble vraiment.
Les Bonnes Joies, c’est ça.
Ancienne ferme fortifiée construite sur le site historique d’une église du XVe siècle, la ferme de Mégrimont n’était plus que ruine avant d’être patiemment restaurée et transformée en une bâtisse aux proportions démesurées et au style atypique. Le résultat est saisissant : de la pierre brute, des volumes industriels, une grande salle de 250 m², une verrière, une cour intérieure pavée, et tout autour, le Parc Naturel Régional du Vexin à perte de vue.
Situated à Lainville-en-Vexin, à 45 km de Paris, le domaine est posé sur un promontoire doux qui domine les champs et les forêts. Par temps clair, on aperçoit les silhouettes de La Défense, et même la Tour Eiffel. C’est à la fois proche de Paris et dans un autre monde. Exactement ce que les mariés cherchaient.
La cérémonie laïque en plein air : dans la cour, sous le ciel du Vexin
On m’avait dit que la cérémonie se tiendrait dehors. Dans la cour intérieure, entre les murs en pierres.
La cour carrée pavée, délimitée par les bâtiments en pierre, offre un espace de cocktail, de cérémonie et de lounge — mais vu comme ça, sur le papier, on n’imagine pas vraiment ce que c’est. La réalité, c’est une espèce d’écrin. Quatre murs de pierres qui enveloppent les invités, un ciel grand ouvert au-dessus, et au centre, deux personnes qui se font face.
C’était parfait.
La lumière de cette fin d’après-midi tombait en biais sur les pavés, créait des zones d’ombre et de lumière que j’ai exploitées sans me forcer. Ce genre de lumière, on ne peut pas la fabriquer en studio. Elle existe seulement dans des lieux comme celui-là, à cette heure-là, quand le soleil descend derrière les arbres du Vexin et qu’il caresse les pierres centenaires.
Les mariés avaient choisi une cérémonie courte, sincère, sans grands discours. Juste des mots vrais, dits à mi-voix, avec la voix qui tremble légèrement. La célébrant a laissé respirer les silences. Les invités n’ont pas bougé. Et moi, j’ai photographié en retenant mon souffle.
C’est comme ça que ça fonctionne, les belles cérémonies laïques. Elles ne cherchent pas à impressionner. Elles cherchent à toucher.
Pourquoi j’aime photographier aux Bonnes Joies du Vexin
En dix ans de photographie de mariage, j’ai appris une chose : le lieu fait partie de l’histoire. Pas comme décor de fond, mais comme personnage à part entière. Et les Bonnes Joies ont un caractère bien à elles.
La cour intérieure est un cadre photographique exceptionnel. Les pierres vieilles absorbent la lumière différemment selon l’heure. En fin d’après-midi, elles deviennent presque orangées. Les photos de cérémonie prises dans cet espace ont une profondeur que peu de lieux peuvent offrir.
Les espaces extérieurs — le grand balcon, les terrasses — surplombent une nature intacte de prés aux chevaux et de forêts. C’est là que j’emmène les couples pour la session portrait. Pas de ciel vide, pas de fond uniforme : de la profondeur, de la verdure, de l’horizon. Et si on est chanceux, la ligne de la Défense au loin.
La grande salle au style industriel est idéale pour le dîner et la soirée. Avec ses 250 m² au sol, elle peut accueillir 200 personnes assises — et la lumière artificielle qu’on peut y créer, combinée aux volumes, donne des photos de réception que j’aurais du mal à obtenir dans une salle de mariage classique.
Le style général du lieu, enfin. Brut, singulier, plein de caractère. Ce type de lieu pardonne les imperfections et transcende ce qui est authentique. Il colle parfaitement à mon approche : pas de mise en scène artificielle, juste des gens vrais dans un endroit vrai.
Comment s’est déroulée la journée
Le matin, j’ai photographié les préparatifs dans les chambres du domaine. Les cinq chambres d’hôtes insolites ont chacune leur caractère propre — des espaces inattendus, avec des textures et des matières qui rendent chaque plan intéressant. Pas de chambre d’hôtel sans âme. Des vrais espaces habités, chargés d’une histoire.
Puis l’installation pour la cérémonie, la nervosité qui monte, les invités qui arrivent. J’aime cette heure-là. Tout le monde est encore dans l’attente, dans l’avant. C’est une atmosphère que je ne retrouve nulle part ailleurs.
La cérémonie en plein air dans la cour. Trente minutes de silence et d’émotion vraie.
Le cocktail sur les terrasses avec vue sur le Vexin.
La session couple au coucher du soleil, dans les champs juste à côté du domaine. La lumière était ridiculement belle. C’est le genre de moment où je me dis que j’ai fait le bon choix de métier.
Et puis la soirée, le dîner dans la grande salle, les premiers pas de danse, les tables qui se resserrent, les enfants qui s’endorment sur des chaises — tout ce qui fait qu’un mariage devient un souvenir.
Questions fréquentes sur mes mariages aux Bonnes Joies du Vexin
Photographiez-vous régulièrement aux Bonnes Joies du Vexin ? Oui, et j’espère bien y retourner souvent. C’est un lieu rare en Île-de-France, qui combine caractère architectural, lumière naturelle exceptionnelle et atmosphère intimiste.
Les Bonnes Joies sont-elles adaptées à une cérémonie laïque en plein air ? Complètement. La cérémonie peut se tenir dans la cour pavée intérieure, dans le jardin avec la gloriette, ou dans la petite salle attenante en cas de pluie. Les trois options sont photographiquement intéressantes.
C’est loin de Paris ? Le domaine est à Lainville-en-Vexin, à 45 km de Paris. Une petite heure de route, selon le trafic. Mais une fois sur place, Paris est vraiment loin dans la tête — c’est là tout le charme du lieu.
Combien d’invités peut-on accueillir aux Bonnes Joies ? La grande salle peut accueillir jusqu’à 200 personnes assises. Pour des mariages plus intimistes, la cour intérieure et la petite salle créent des espaces plus enveloppants.
Quel est votre style pour un lieu atypique comme les Bonnes Joies ? Mon style est naturel, documentaire et émotionnel. Les lieux avec du caractère comme les Bonnes Joies me donnent une liberté photographique énorme : pas besoin de chercher le beau, il est partout. Je me concentre donc entièrement sur les émotions et les moments.
Votre mariage aux Bonnes Joies du Vexin, photographié par Pierre Atelier
Si vous préparez votre mariage aux Bonnes Joies du Vexin — ou dans un autre lieu atypique ou château en Île-de-France — je serais vraiment heureux d’en discuter avec vous.
Je ne prends qu’un nombre limité de mariages par an pour rester totalement présent pour chaque couple. Et les dates du printemps et de l’été partent vite.
Pierre Atelier est photographe de mariage à Paris, spécialisé dans les mariages haut de gamme et intimistes, en France et à l’international. Son travail a été publié dans Vogue. Parmi ses lieux de prédilection : le Plaza Athénée, le Crillon, le George V, le Château de Méridon, le Domaine de Verderonne, le Château de Bouffémont — et désormais, les Bonnes Joies du Vexin.